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Ekin Kano - Mes côtes se soulèvent, Variations sur l’être

12.09 – 25.10.2019
Vernissage: Mercredi 11 septembre 2019, 18.00
Maison Caporal, Lycée Saint-Joseph Istanbul

Le Lycée Français Saint-Joseph d’Istanbul présente la première exposition personnelle d’Ekin Kano, intitulée “Mes côtes se soulèvent, Variations sur l’être”. L’exposition se tiendra du 12 septembre au 25 octobre 2019, en parallèle de la Biennale d’Istanbul, au premier étage de la Maison Caporal à l’entrée du lycée.

Interroger la porosité des limites entre l’humain et le non-humain : tel est l’axe principal sur lequel s’oriente la pratique artistique d’Ekin Kano. Traitant le corps comme une structure indéfinie et sans limites, les peintures d’Ekin Kano offrent d’autres possibilités de matérialité à l’existence. Inspirée par la théorie de l’évolution, les illustrations médicales et l’histoire naturelle, Ekin Kano crée des organismes qui reflètent l’infinité des formes corporelles non-humaines que les êtres vivants peuvent revêtir. Ces organismes, qui peuvent sembler charnus et chaleureux à première vue mais qui possèdent également l’immobilité et la stabilité d’un rocher, s’incarnent dans des corps énigmatiques, situés à mi-chemin entre le vivant et l’inerte. Leur insertion dans des paysages interminables et intemporels accentue encore leur caractère illimité, déplacé.

Tel un alchimiste dans son approche du dessin, Kano préfère produire ses propres supports de peinture, en se servant de méthodes anciennes, plutôt que d’utiliser des matériaux industriels. La sculpture en verre soufflé, intitulée “Kendini Yaşayan Beden / Le corps vivant soi-même”, contient une colonie de champignons, alimentée de kombucha, résultat d’une culture symbiotique de bactérie d’acide acétique et de levure, qui continuera à évoluer et à se multiplier au fur et à mesure de l’exposition. Quant à la série de collages intitulée “Atalara Tapınma / Culte des ancêtres”, elle est réalisée avec le papier bactérien que l’artiste a produit elle-même à partir d’une souche de kombucha séché.

Les fenêtres du premier étage de la Maison Caporal s’ouvrent sur les arbres et les plantes historiques du jardin du lycée. Entre l’exposition et le jardin ont lieu des résonances, à travers des œuvres comme la peinture intitulée “Tek Yumurta İkizi / Jumelle identique”, née de la transformation imaginaire d’un Micocoulier du Midi (Celtis australis) présent dans le jardin, ou encore la série de collages “Atalara Tapınma / Culte des ancêtres”, apposée sur les vitres des fenêtres.

À une époque – l’anthropocène – où l’être humain est devenu un acteur biologique, chimique et géologique dont les activités ont un impact global significatif sur l’écosystème terrestre, l’exposition “Mes côtes se soulèvent, Variations sur l’être” propose une histoire naturelle alternative, où s’exprime une approche biocentrique qui retire à l’être humain la place qui lui était attribuée au centre de l’univers.

Ekin Kano (İstanbul, 1990) est diplômée du département photographie et vidéo de l’Université Technique Yıldız. Après un programme d’échange à l’Académie Royale Den Haag, elle a obtenu son master en arts visuels, design et communication visuelle à l’Université Sabancı. Ses œuvres, questionnant l’anthropocène, la théorie de l’évolution et l’Histoire naturelle ont été exposées à Istanbul, Los Angeles, Zurich, Paris, Belgrad et Wintherthur. 

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PhotoJoseph 2019

Les gagnants du PhotoJoseph 2019 sont :

1er  prix : Doğa Ercoşkun – Lycée Saint Michel
2ème prix : Elif Ceren Özcan – Lycée Français Charles de Gaulle Ankara
3ème prix : Selin Kaya – Lycée Français Charles de Gaulle Ankara

Chose

Le lycée Saint-Joseph Istanbul présente l’exposition personnelle de Hüseyin Emre Birinci intitulée “Chose” du 21 février au 15 mars 2019. L’exposition qui rassemble les dessins à techniques mixtes et les séries d’assemblages sur du bristol, des plaques de cellulose et pvc, questionne les relations entre le corps, la sainteté et le pouvoir.

Depuis les dix dernières années, la pratique artistique de Hüseyin Emre Birinci se concentre sur le questionnement des responsabilités qu’amène le fait d’exister en tant qu’individu dans une structure sociale en changement et sur la recherche du processus d’un individu à se recréer dans une telle société. Birinci étudie cette transformation et changement de l’individu sur sa représentation matérielle et concrète qu’est le corps. Dans chacune des séries de dessin “Les états I”, “Les états II”, et “Autoportrait et corps”, les corps construits, détruits et transformés couche par couche deviennent des représentations d’individu qui se renouvellent à cause et par la déconstruction. Quant aux séries d’assemblage, “Sur la vanité du corps” et “Eux / Une critique de la sainteté”, ils sont menés dans un voyage où ils changent et se transforment au fil du temps dû à l’interaction des différents matériaux utilisés par l’artiste. L’exposition “Chose” de Hüseyin Emre Birinci témoigne ainsi d’une aventure existentielle durant laquelle l’homme se juge et se remet en question perpétuellement.

A propos de Hüseyin Emre Birinci
Diplômé en dessin du lycée anatolien des Beaux-Arts de Trabzon en 1999, il a eu sa licence en impression textile aux Beaux-Arts de l’Université Marmara en 2003 et son master à la même université en 2008. Après avoir travaillé pendant une période dans le secteur artistique privé en assistant à des projets en Anatolie et à l’étranger, il a été admis au programme doctoral des Beaux-Arts de l’Université Marmara au département d’impression textile en 2014. Il continue actuellement son doctorat aux Beaux-Arts de l’Université Marmara et il est chargé de cours à la même université ainsi qu’à l’Université Arel Istanbul.

 

Nuit

13.11.2018 – 18.01.2019 

Le Lycée Français Saint-Joseph sera l’hôte de l’exposition “La Nuit” qui a été visitée par plusieurs millions de personnes lors de sa présentation au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris en 2014. L’exposition qui a été réalisée sous la direction scientifique d’Ahmet Birsel, coordinateur du Centre de Sciences Naturelles au Lycée Saint-Joseph et mise en scène par Fuat Eşrefoğlu, sera ouverte au public de 15h00 à 18h00 tous les jours de la semaine jusqu’au 18 janvier 2019. L’exposition a été réalisée en partenariat avec le Muséum National d’Histoire Naturelle et avec le soutien de l’Ambassade de France en Turquie et de l’Institut Français.

Une approche différente sur la nuit
L’exposition, basée sur trois thèmes principaux intitulés “Ciel”, “Nature” et “Sommeil”, tente de rapprocher l’homme moderne qui s’est éloigné de la nature du monde nocturne de la forêt. Un aperçu du Ciel, des mouvements de la lune, des planètes, du jour et de la nuit précède le thème “Nature” qui montre les comportements nocturnes ainsi que les sens développés par certains vertébrés et invertébrés. La dernière partie se concentre sur le sommeil, essentiel à tout être vivant, à ses cycles et aux conséquences de la pollution lumineuse.

Une expérience nocturne dans la forêt
L’exposition qui montrera une partie de la collection historique de la faune naturalisée, patrimoine du Lycée Saint-Joseph, sera présentée sur des panneaux et via des supports multimédia. Le tout sera accompagné d’effets sonores propres à la forêt la nuit qui immergera le visiteur, tout au long de sa promenade sur un épais feuillage, dans les profondeurs aussi secrètes que poétiques de la nuit.

Le Centre de Sciences Naturelles
Installé sur une aile du lycée et occupant environ un espace de 250 m2, le Centre de Sciences Naturelles rassemble et met en valeur la collection historique du lycée qui comprend des animaux naturalisés, des minéraux, des fossiles et des herbiers uniques ainsi qu’une partie de la collection du Robert College. Cette collection a été rassemblée par des éducateurs qui étaient à la fois des scientifiques et des collectionneurs sur une période de plus de 140 ans, de la fin des années 1800 jusqu’en 1960 pour être plus précis. La collection rassemble aujourd’hui plus de 30,000 espèces d’animaux et 40,000 plantes qui font partie d’un herbier unique en Turquie.

Le Centre est visité chaque année par plus de 6,000 élèves venant d’autres écoles d’Istanbul et des environs.

 

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Capsule

“Pense à l’âge de la terre, aux périodes géologiques, à la création des océans et à leur disparition. Pense à l’âge de la galaxie, à celle de l’univers. Ces milliards d’années. Et nous, et toi et moi. Nous vivons et mourrons à la va-vite.”
Ross Lockhart, à son fils Jeffrey, dans Zero K de  Don DeLillo 

Le Lycée Français de Saint-Joseph d’Istanbul présente dans le cadre de la semaine de la Francophonie l’exposition intitulé ‘Capsule’ rassemblant des artistes turcs et français. Prenant son inspiration du Centre de Sciences Naturelles (DBM) qui se situe sous le même toit, l’exposition invite à visiter dans un premier temps ce centre qui rassemble la plus importante collection d’animaux naturalisés de Turquie. Dans un second temps, les visiteurs seront invités à parcourir une capsule, objet emblématique des films de science fiction, lieu éminemment déconnecté et isolé de son environnement.

La race humaine mène une vie focalisée voire obsédée par l’accumulation, la collecte, l’enregistrement et la conservation. L’être humain satisfait son envie de laisser des traces en créant des musées d’histoire naturelle et d’archéologie qu’il finira par ravager et détruire ; il enterre son espoir de préserver la vie et son existence dans La Réserve mondiale de semences du Svalbard – qu’il prévoit d’ouvrir à la suite d’une catastrophe-; pour refouler la pensée et la peur de sa mortalité, il invente des tubes de cryopréservation et congèle son corps affaibli à – 196 degré, convaincu de pouvoir être guéri par les technologies médicales du futur.  Tous ces lieux et tous ceux qu’ils rassemblent- l’homme, l’animal et l’objet – font partie des stratégies de résistance de l’être humain contre un temps linéaire créé par lui-même. Tous ces lieux et ce qui s’y trouve sont dans un silence total et une immobilité complète. 

“Capsule” réunit au sein de cette construction humaine ressemblant à une cave stérile, des oeuvres aspirant à créer des races hybrides dépassant les dichotomies de l’humain / non-humain, culture / nature, vivants / non vivants ou encore imaginant des paysages futurs qui fleurissent à partir de restes, de débris et de survivants. 

Le Centre de Sciences Naturelles (DBM) et “Capsule” seront ouverts au public du 21 Mars au 11 Mai 2018  en semaine de 15h00 à 18h00.

A propos du DBM (Centre de Sciences Naturelles)

Sur environ 250m2, le DBM présente des collections historiques centenaires d’animaux, de minéraux et de végétaux ainsi que des éléments appartenant aux archives du lycée et une partie des collections du lycée américain Robert College. Résultat d’un travail et d’une curiosité scientifique de 140 ans, il est le seul centre en Turquie dans son domaine. Rassemblant 30.000 animaux et 40.000 plantes depuis la fin des années 1800 jusqu’à 1960, cette collection montre la biodiversité de la Turquie grâce à la plus importante collection d’animaux naturalisés.

Les pièces exposées au Centre de Sciences Naturelles ont été restaurées durant 5 années par M. Xavier FILOREAU, qui s’est spécialisé dans ce domaine au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris.

Pendant les travaux de restauration et de conception, plusieurs élèves ont collaboré avec divers responsables du Centre de Sciences Naturelles.

Depuis son  ouverture en 2010, le DBM accueille environ 5500 élèves visiteurs par an.